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Orobanche

Orobanche

Orobanche du panicaut (Orobanche amethystea)

L’Orobanche du panicaut est une des rares orobanches inféodées à un hôte Eryngium campestre le panicault commun des prés secs. Il est toutefois imprudent d’utiliser cette certitude comme critère car les racines de diverses espèces peuvent s’entremêler même à distance. Et… elle pousse aussi sur digitale (information Flora iberica)….

Étymologie du nom

L’épithète amethystea réfère à la couleur mais celle-ci étant variable la dénominaiton n’est pas fiable.

Description

Caractères distinctifs
Pour les avertissement sur le genre voir

Floraison
Mai à juin voire juillet.

Description
Taille 10 à 50 cm. Fleur blanchâtre à rose à veines pourpres. Port dressé robuste en général (sauf si hôte faible).

Type biologique
Parasite vivace.

Classification
Règne : Plantae
Embranchement : Spermatophyta (Angiospermae)
Classe : Dicotyledones
Famille : Orobanchaceae
Genre : Orobanche.

Orobanche du panicaut description complète

Orobanche amethystea Thuill.

Plante : 10 à 50 cm probablement vivace.
Pilosité : poilue glanduleuse.
Tige : rouge-violacé non ou à peine renflée à la base.
Feuilles : écailles de 2 à 3 cm.
Fleurs : 15 à 25 mm dressées étalées puis étalées en épi dense acuminé et chevelu.
Bractées : dépassant les fleurs.
Calice : sépales étroits (subsp. amethystea) ou non (subsp. castellana) faiblement nervés égalant le tube de la corolle.
Corolle : blanchâtre à jaune ou rose veinée de lilas glabrescente.
Tube : brusquement coudé vers le tiers inférieur puis étalé.
Lèvre supérieure : bilobée de manière nette (subsp. amethystea) ou peu flagrante voire non bilobée (subsp. castellana).
Lèvre inférieure : à lobes un peu inégaux non ciliés.
Étamines : filets insérés à 3 ou 4 mm pubérulents à la base glabres au-dessus.
Stigmate : rouge au début de la floraison devenant orangé par la suite

Autre synonymie : aucune.

Orobanche de la germandrée (Orobanche teucrii)

L’Orobanche de la germandrée semble à peu près inféodée aux germandrées parasite totale de toutes les espèces de ce genre. Cependant elle ne pousse pas partout mais surtout dans les milieux secs et chauds peu ou non transformés (dits biotopes primaires). De ce fait elle n’est présente que ça et là mais un peu partout en France.

Étymologie du nom

L’épithète teucrii réfère aux teucrium les germandrées que la plante paraisite.

Description

Caractères distinctifs
Comme toutes les orobanches au sens strict Orobanche teucrii a une bractée et un calice à 2 ou 4 lobes une corolle évasée quand elle est ouverte.
Parmi celles à corolle non bleue intérieur non luisant poils clairs plus ou moins comme la couleur de fond sans aspect ponctué elle se reconnaît assez facilement à son inflorescence pauciflore à moins de 15 fleurs.
Le stigmate d’Orobanche teucrii change de couleur durant la floraison rouge au début orangé à la fin. La corolle à fond coloré (et non pas blanc à rose clair) a des lobes de peu d’ampleur peu étalés. La Lèvre inférieure a une marge glanduleuse sur toute sa périphérie.
On distingue Orobanche teucrii d’Orobanche caryophyllacea à son peu de fleurs (moins de 15) sa corolle ocre à rouge (et non pas rose à violet) ses étamines insérées à plus de 3 mm de la base (et non pas moins de 3 mm de la base)..

Milieu principal
lieux secs.

Statut protection
Protection régionale : Champagne-Ardenne.

Écologie
Broussailles et rocailles pelouses très sèches et bien exposées.

Étage altitude
Plaines et monts jusqu’à 1800 m.

Répartition
Euryméditerranéen : toute la France mais assez rare (AR Fournier) absente de certaines régions. Europe centrale de la Belgique à la Bosnie.

Floraison
Juin et juillet.

Description
Taille 10 à 40 cm. Fleur jaune ocre à rouge orangé. Port dressé raide.

Type biologique
Parasite.

Orobanche de la germandrée description complète

Orobanche teucrii Holandre 1829

Plante : parasite de 10 à 40 cm.
Pilosité : pubescente glanduleuse.
Tige : grêle jaune rougeâtre un peu renflée à la base.
« Feuilles » : écailles longues de 10 à 15 mm.
Inflorescence : 6 à 12 fleurs en épi court et lâche.
Fleurs : grandes de 20 à 30 mm à odeur de girolle.
Bractées : égalant le tube de la corolle.
Calice : sépales obscurément nervés égalant la moitié du tube de la corolle.
Corolle : jaune ocre à rouge orangé brièvement poilue très ouverte presque droite sur le dos à lèvre supérieure recourbée entière ou subémarginée l’inférieure à lobes presque égaux et ciliés.
Étamines : filets insérés à 3-5 mm poilus.
Stigmate : rouge brun

Autre synonymie : Orobanche teucrii var. aurea Teyber Orobanche congesta Rchb.f. Orobanche atropurpurea F.W.Schultz Orobanche teucrii var. teucrii Orobanche teucrionepiphyta St.-Lag. Catodiacrum rubidum Dulac

Grande orobanche (Orobanche elatior)

La Grande Orobanche n’est pas la plus fréquente des orobanches loin de là. Elle parasite les centaurées et sans doute quelques autres plantes et peut donc se trouver partout où vivent ses hôtes y compris comme ici dans les dunes (sur Centaurea aspera)..

Étymologie du nom

L’épithète elatior plus juste que l’ancien nom major est une indicaiton intéressante car en effet cette oroabanche est grande et robuste même si ce genre de critère est habituellement de peu de valeur pour un parasite (car dépendant surtout de l’hôte).

Description

Caractères distinctifs
Orobanche elatior fait partie des orobanches stricto sensu : une bractée calice à 2 ou 4 lobes corolle évasée.
Orobanche elatior a des poils clairs à peu près concolores à la couleur de fond (la corolle n’a pas un aspect ponctué) et un stigmate jaune qui le reste durant toute la floraison.
Sa corolle est jaune à intérieur non luisant très courbée (mais ce caractère ne devient visible qu’au fur et à mesure de la floraison) de plus de 2 cm de long et deux à trois fois plus longue que large qui n’est pas renflée à l’insertion des étamines.
La lèvre supérieure est plus ou moins entière l’inférieure n’est pas bordée de cils glanduleux.
La moitié basale des filets des étamines est pubescente sur le dos et ils sont insérés à plus de 2 mm de la base.

Milieu principal
Lieux secs.

Statut protection
Protection régionale : Champagne-Ardenne Haute Normandie Lorraine Picardie.

Écologie
Coteaux garrigue lieux pierreux ou sableux dunes landes : sur les Centaurea. Dans les flores elle est donnée pour parasiter également les Echinops mais elle est alors de plus petite taille et il semble qu’il s’agisse d’une autre espèces Orobanche ritro.

Étage altitude
De 0 à 1000 m environ.

Répartition
Eurasiatique : moitié est de la France. Europe centrale Asie occidentale et centrale.

Floraison
De mai à juillet.

Description
Taille 20 à 60 cm. Fleur jaune clair parfois rougeâtre à l’extérieur. Port dressé robuste plante épaisse.

Type biologique
Annuelle parasite.

Grande Orobanche description complète

Orobanche elatior Sutton 1798

Plante : 20 à 60 cm dressée.
Pilosité : poilue glanduleuse.
Tige : unique et non ramifiée robuste jaunâtre ou rougeâtre renflée à la base.
Feuilles : écailles longues de 1 à 2 cm.
Fleurs : de 18 à 25 mm dressées étalées ou étalées.
Inflorescence : épi plus ou moins dense.
Calice : sépales contigus ou soudés obscurément nervés dépassant un peu la moitié du tube de la corolle.
Corolle : jaune pâle rarement rose ou rougeâtre pubescente glanduleuse non renflée au-dessus de l’insertion des étamines régulièrement arquée sur le dos à lèvre supérieure entière ou émarginée l’inférieure à lobes presque égaux non ciliés.
Étamines : filets insérés à 4-6 mm trés velus.
Stigmate : jaune

Autre synonymie : Orobanche major L. Orobanche stigmatodes Wimm. Orobanche ritri Gren. Orobanche major var. forojuliensis Coss. Orobanche major subsp. ritri (Gren.) Douin Orobanche major proles ritro (Gren.) Rouy Orobanche kochii F.W.Schultz Orobanche icterica Pau Orobanche hians Steven Orobanche fragrans W.D.J.Koch Orobanche echinopis Pancic Orobanche caudata De Not. Orobanche medicaginifixa St.-Lag. Orobanche lutea Baumg. Orobanche echinopophya St.-Lag. Orobanche centauriophya St.-Lag.

Orobanche du trèfle (Orobanche minor)

L’Orobanche du trèfle est mal nommée car elle pousse sur toutes sortes de plantes. Son deuxième nom n’est pas mieux elle n’est ni si petite ni la plus petite même si elle n’est pas très grande. Elle a plus de 15 fleurs est de couleur crème de blanc à ocre et sa lèvre est bordée de poils glanduleux.

Orobanche du trèfle

Étymologie du nom

Du grec orobos « légumineuse » anchein « étrangler » plantes parasites sur un grand nombre de papilionacéees d’après Coste. Fournier confirme si ce n’est qu’il fait du nom latin la reprise de l’ancien nom grec de la plante (plus probable). Cette étymologie semble confirmée par celle du français attesté depuis 1535 et issu du grec via le latin. L’épithète minor signifie « plus petit » mais n’a pas de sens les tailles des orobanches étant variables et semblables.

Description

Caractères distinctifs
La description des orobanches ayant été révisée et leurs critères d’identification remis en cause voici des éléments de détermination simplifiés issus d’informations du Conservatoire de botanique de Méditerranée. Il ne faut se fier ni à la taille ni à la couleur quand elle est hypochrome et d’une manière générale n’utiliser la couleur que comme critère précis à un moment de la clé pas dans son ensemble. De même avec les poils glanduleux toutes les orobanches en ont l’important est de voir où et comment ils sont disposés.

Orobanche minor fait partie des orobanches stricto sensu avec une bractée un calice à 2 ou 4 lobes et une corolle évasée.
Sa corolle est ni bleue ni rose ni non colorée et son intérieur non luisant. Les poils sont clairs à peu près concolores à la couleur de fond (la corolle n’a pas un aspect ponctué).
Le stigmate est changeant durant la floraison rouge au début orangé en fin de floraison
La corolle a des lobes médiocres ou peu étalés elle est en tube arqué non rétréci à la gorge et l’inflorescence est dense avec plus de 15 fleurs.
La lèvre inférieure n’a pas de marge glanduleuse ou alors seulement à la base. Attention le reste de la corolle est glanduleux et le caractère à peu près droit de ces poils est d’ailleurs un critère important.
La lèvre supérieure est non bilobée ou parfois à peine.
L’insertion des étamines se fait à moins de 3 mm de la base la base des filets est plus ou moins glabre.
Les feuilles sont à peu près ovales..

Milieu principal
Lieux incultes.

Statut protection
Aucune protection.

Écologie
Sur le trèfle et beaucoup d’autres plantes : comme pour la plupart des orobanches l’idée d’une spécificité des plantes-hôtes s’est révélée fausse.

Étage altitude
De la plaine à la montagne jusque vers 1600 m.

Répartition
France Europe Asie Mineure Afrique septentrionale introduit en Amérique.

Floraison
Mai à juillet.

Description
Taille 10 à 40 cm. Fleur crème de blanc à ocre. Port dressé raide inflorescence à plus de 15 fleurs.

Type biologique
Parasite.

Classification
Règne : Plantae
Embranchement : Spermatophyta (Angiospermae)
Classe : Dicotyledones
Famille : Orobanchaceae
Genre : Orobanche.

Description de Coste (tome 3 taxon n° 2835)

Orobanche minor Sutton

Note : description pour mémoire car mieux vaut ne pas compter dessus pour une détermination (pour avoir une idée générale oui).
Plante : de 10 à 50 cm.
Pilosité : poilue glanduleuse ou glabrescente.
Tige : renflée à la base.
Fleurs : de 10 à 16 mm dressées étalées ou courbées en épi lâche inférieuremont.
Bractées : égalant environ les fleurs.
Calice : sépales entiers ou bidentés à 1 nervure égalant ou dépassant le tube de la corolle.
Corolle : blanchâtre teintée et veinée de violet ou toute jaunâtre glanduleuse ou glabrescente régulièrement arquée sur le dos à 2 lobes supérieurs infléchis les 3 inférieurs presque égaux non ciliés.
Étamines : filets insérés à 2-3 mm presque glabres.
Stigmate : rouge ou violacé rarement jaune

Autre synonymie : Orobanche paralias Corb. Orobanche barbata Poir. Orobanche scabiosae-columbariae F.W.Schultz Orobanche pyrrha Rchb.f. Orobanche pumila Rchb.f. Orobanche minor var. pedunculata Noulet Orobanche minor var. paralias (Corb.) Rouy Orobanche minor var. occitanica Rouy Orobanche minor var. corsica Rouy Orobanche livida Sendtn. ex Freyn Orobanche laurina Bertol. Orobanche euglossa Rchb.f. Orobanche columbiana H.St.John & English Orobanche columbariae Gren. Orobanche barbata Williams Orobanche angela R.Lesson

Orobanche du lierre (Orobanche hederae)

L’Orobanche du lierre se trouve comme son nom le suggère bien souvent dans le lierre qu’elle parasite. Cependant elle n’est peut-être pas exclusive de lui. En outre bien que différente d’aspect d’Orobanche amethystea elle n’en est pas différente sur le plan moléculaire. Elle en est donc peut-être une simple variation..

Étymologie du nom

L’épithète hederae fait allusion au lierre (Hedera helix) auquel elle est supposée être inféodée ce qui est loin d’être sûr mais apparemment vrai sur le terrain où on la trouve souvent au milieu de ses parterres.

Description

Caractères distinctifs
Orobanche hederae fait partie des orobanches stricto sensu : une bractée calice à 2 ou 4 lobes corolle évasée.
Sa corolle est ni bleue ni rose ni non colorée et son intérieur non luisant. Les poils sont clairs à peu près concolores à la couleur de fond (la corolle n’a pas un aspect ponctué).
Le stigmate est changeant durant la floraison rouge au début orangé ou brun en fin de floraison.
La corolle de l’orobanche du lierre a des lobes médiocres ou peu étalés au point d’être presque fermée elle est en tube arqué rétréci à la gorge et l’inflorescence est maigre mais cependant avec plus de 15 fleurs.
La lèvre inférieure n’a pas de marge glanduleuse ou alors seulement à la base. Les deux lèvres sont gaufrées.

Milieu principal
Bois et buissons.

Statut protection
Aucune protection.

Écologie
Lieux ombragés (là où pousse le lierre) : sous-bois herbacés médioeuropéens planitiaires à montagnards dans l’association à Anemone nemorosa et carex sylvatica.

Étage altitude
Plaine et collines (0 à 500 m).

Répartition
France Corse. Europe occidentale et méridionale Asie Mineure Algérie.

Floraison
Avril parfois septembre.

Description
Taille 10 à 40 cm. Fleur blanc à rose ou violet ; les individus hypochromes c’est à dire de couleur claire voire bien blancs sont fréquents et peuvent former des colonies voire être localement dominants. Port dressé frêle pauciflore.

Type biologique
Parasite.

Orobanche du lierre description complète

Orobanche hederae Vaucher ex Duby 1828

Plante : 10 à 40 cm.
Pilosité : poilue glanduleuse sauf sur la marge de la lèvre inférieure.
Tige : médiocre rougeâtre renflée en bulbe à la base.
Feuilles : écailles longues de 1 à 2 cm.
Inflorescence : épi lâche et long à plus de 15 fleurs en général.
Bractées : égalant ou dépassant les fleurs.
Fleurs : 10 à 20 mm dressées étalées peu ouvertes.
Calice : sépales uninervés égalant ou dépassant le tube de la corolle.
Corolle : blanchâtre violacée presque glabre un peu resserrée sous le limbe dilaté presque droite sur le dos à lèvre supérieure entière ou émarginée l’inférieure à lobes inégaux non ciliés.
Étamines : filets insérés à 3 ou 4 mm glabrescents sauf dans leur moitié inférieure (voir photo de fleur découpée).
Gynécée : style glabrescent stigmate rouge devenant orangé ou brun en fin de floraison

Autre synonymie : Orobanche vaucheri Noulet Orobanche helicis Rota Orobanche hederae-helicis F.W.Schultz Orobanche hederae var. godronii Rouy Orobanche glaberrima Guss. ex Reut. Orobanche chaboissaei Lacroix Orobanche barbata Sm. Orobanche balearica Sennen & Pau Orobanche hederihaerens St.-Lag. Orobanche hederifixa St.-Lag. Catodiacrum luteum Dulac

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