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Gaillet (Galium)

Gaillet

Gaillet très grêle (Galium pusillum)

Le Gaillet grêle forme un gazon assez dense ici ou là dans les rocailles du sud-est des premières collines aux hautes montagnes. À basse altitude il est très velu (ancien hypnoides) et en montagne il est glabre. Dans tous les cas les feuilles se terminent par une pointe hyaline brillante.

Étymologie du nom

L’épithète pusillum signie « grêle » et ne convient pas plus que cela à ce gaillet qui est certes grêle mais loin d’être un des plus grêles

Description

Caractères distinctifs
Galium pusillum est un gaillet qui forme un gazon.
Galium pusillum se distingue des autres espèces gazonnantes par ses feuilles terminées par une arête hyaline d’environ un quart de la longueur et toujours plus longue que largeur de la feuille qui donne de loin un aspect brillant.
Galium pusillum se distingue des autres gaillets gazonnants à pointe hyaline par ses fleurs dépassant les feuilles (et non pas dépassées par elles comme chez Galium pyrenaicum) et ouvertes à plat en roue (et non pas en cupules comme chez Galium pyrenaicum) ainsi que par ses cymes terminales à plus de trois fleurs (et non pas de 1 à 3 comme Galium cespitosum)..

Milieu principal
éboulis.

Statut protection
Aucune protection.

Écologie
Rochers éboulis sur calcaire.

Étage altitude
De 200 à 2500 m.

Répartition
Endémique des Alpes sud-occidentales et alentours : Alpes du Sud Ventoux Calanques Italie.

Floraison
De mai à août selon altitude.

Description
Taille 5 à 10 cm. Fleur blanche crème ou jaune. Port gazonnant.

Type biologique
Vivace.

Gaillet grêle description complète

Galium pusillum Linné 1753

Plante : vivace de 5 à 10 cm formant des gazons compacts d’un vert luisant.
Pilosité : glabre en montagne et velue sur les collines (selon sécheresse).
Tiges : grêles redressées un peu rigides à entre-nœuds courts.
Feuilles : étroites linéaires à pointe hyaline d’au moins un quart de la longueur de la feuille donnant un aspect brillant à une seule nervure épaisse et saillante.
Inflorescence : cyme terminale compacte à nombreuses fleurs formant tapis mais déapassant les feuilles adjacentes.
Fleurs : blanches crème ou jaunes.
Corolle : ouverte en roue (rotacée) à lobes aigus.
Fruit : glabres presque lisses

Autre synonymie : Galium austriacum Jacq. 1773 Galium jussiei Vill. 1779 Galium pumilum subsp. hypnoides (DC.) P.Fourn. 1938 Galium pumilum subsp. pusillum (L.) Rouy 1903 Galium pumilum var. hypnoides DC. 1830 Galium pumilum proles hypnoides (Vill.) Rouy 1903 Galium pumilum proles jussiaei (Vill.) Rouy 1903 Galium pumilum Lam. 1788 Galium pusillum subsp. hypnoides (DC.) Arcang. 1882 Galium pusillum subsp. hypnoides O.Bolòs & Vigo 1983 Galium pusillum var. hypnoides (DC.) Gren. 1850 Galium tenue subsp. jussiei (Vill.) Nyman 1879 Galium tenue var. hypnoides (DC.) Cariot & St.-Lag. 1889 Galium tenue var. jussiei (Vill.) Cariot & St.-Lag. 1889 Galium trichophyllum All. 1789

Gaillet jaune (Galium verum subsp. verum)

Le Gaillet jaune est une plante qui se voit de loin malgré ses petites fleurs de par leur nombre et leur couleur. Des deux sous-espèces de Galium verum qui poussent dans la région couverte par le site subsp. verum est la plus fournie (subsp. wirtgenii est plus feuillée avec moins de fleurs).

Étymologie du nom

L’épithète verum « vrai véritable » réfère sans doute au fait que ce gaillet était celui qui était effectivement utilisé pour cailler le lait.

Description

Caractères distinctifs
Galium verum est certainement un des gaillets les plus faciles à reconnapître avec ses fleurs jaunes et ses grandes panicules dressées à la floraison dense.
Galium verum subsp. verum se distingue de subsp. wirtgenii par l’étroitesse de ses feuilles dont les plus grandes ne dépassent pas 13 mm de largeur (et non pas plus de 2 mm) et par le fait que les feuilles de la partie médiane sont bien plus courtes que les verticilles floraux (et non pas plus longues ou égales).
De plus la floraison est très dense les verticilles floraux sont bien développés et fournis (et non pas relativement réduits) même quand la plante est en début de croissance ou que la panicule est peu fournie (voir l’une des photos)..

Milieu principal
lieux herbeux.

Statut protection
Aucune protection.

Écologie
Prairies et pelouses lisières haies.

Étage altitude
De la plaine à la moyenne montagne jusque vers 1800 m.

Répartition
Eurasiatique : France. Europe Asie occidentale boréale et orientale Afrique septentrionale.

Floraison
De mai à juillet parfois septembre.

Description
Taille 10 à 80 cm. Fleur jaune. Port dressé en faisceaux.

Type biologique
Vivace.

Gaillet jaune description complète

Galium verum subsp. verum Linné 1753

Plante : vivace de 10 à 80 cm dressée ou ascendante.
Pilosité : pubescente velue au moins sous les feuilles.
Tiges : raides arrondies simples ou rameuses.
Feuilles : verticillées par 8 à 12 écartées longues de 1 à 3 cm étroitement linéaires de moins de 13 mm de large mucronées à bords enroulés.
Fleurs : jaune vif odorantes nombreuses en panicule longue étroite dressée.
Corolle : à lobes obtus ou subaigus.
Pédicelles fructifères : étalés un peu plus longs que la fleur et le fruit.
Fruits : petits glabres et lisses

Autre synonymie : Galium luteum var. trachyphyllum (DC.) Cariot & St.-Lag. Galium luteum var. brachycarpum (DC.) Cariot & St.-Lag.

Gaillet à feuilles d’asperge (Galium corrudifolium)

Le Gaillet à feuilles d’asperge pourrait être appelé gaillet de la garrigue tant il en est typique. Mais il aime tous les lieux rocheux ou à sol maigre. S’il fait partie d’une série à l’identification parfois délicate quand il est typique en touffes ascendantes sur un rocher il se reconnaît de loin. Autre nom fréquent : Galium lucidum subsp. corrudifolium..

Étymologie du nom

Du grec gala « lait » plusieurs espèces étant supposées avoir la propriété de cailler le lait d’après Coste. Fournier dit presque la même chose signalant que galion est l’ancien nom grec du Galium verum utilisé pour cailler le lait ; mais il semble qu’il n’y ait pas de certitude quant au fait que le nom désignait précisément G. verum. Le terme français gaillet n’est attesté qu’en 1786 et directement comme traduction du nom scientifique Galium le français de l’époque étant caille-lait nom qui tend aujourd’hui à être abandonné. L’épithète corrudifolium « feuilles d’asperge sauvage » ( de corruda) simplement traduit en français référence à l’asperge sauvage Asparagus acutifolius peut être trompeur dans la mesure où les feuilles du gaillet ne sont ni si minces ni si rudes.

Description

Caractères distinctifs
Galium corrudifolium fait partie d’un ensemble délicat avec les séries G. corrudifolium et lucidum d’une part et G. mollugo et erectum d’autre part. Il semble que selon les régions les uns et les autres soient plus ou moins bien séparés les uns des autres.
Galium corrudifolium est assez bien différencié en France méridionale. De ce fait nous avons gardé son nom classique alors que la tendance actuelle est de le placer en sous-espèce de Galium lucidum : Galium lucidum subsp. corrudifolium O. Bolos & Vigo. Cette position apparemment bien justifiée sur un plan génétique et donc taxonomique est source de confusion sur le terrain. On voit des botanistes éprouver des difficultés à distinguer Galium lucidum et Galium corrudifolium alors que les réelles difficultés sont rares.
Quand il est typique Galium corrudifolium se présente sous forme d’une touffe ascendante arquée assez maigre avec des feuilles bien vertes ou un peu sombres tendant vers le vert avec du noir et en tout cas pas ou peu luisant (à la différence de Galium lucidum qui est franchement luisant). Il pousse dans les rochers et en tout cas au sec et au soleil (Galium lucidum pousse au frais ou/et à l’ombre) et il fleurit au printemps (et non pas tardivement voire à l’automne).
En cas de doute il faut regarder la base de la tige ce qui nécessite d’arracher pour être sûr d’avoir vraiment la base. Chez Galium corrudifolium elle est glabre mais avec des papilles denses de 01 à 03 mm rarement plus ; et alors celles qui sont plus longues sont peu nombreuses (et non pas comme Galium lucidum à bas de tige glabre ou bien cilié sans papilles ou s’il y en a de plus de 05 mm). En outre la base de la tige est mate (luisante chez Galium lucidum)..

Milieu principal
Garrigue.

Statut protection
Aucune protection.

Écologie
Lieux secs et arides pelouses basophiles médioeuropéennes méridionalo-occidentales.

Étage altitude
De 0 à 1000 m.

Répartition
Méditerranéen occidental : sud jusque Savoie Ain Lozère et Aveyron Corse. Espagne orientale Baléares Italie Suisse Afrique septentrionale.

Floraison
Mai à juillet.

Description
Taille 10 à 50 cm. Fleur blanc sale à crème ou jaunâtre. Port en touffes peu denses ascendant en arc de cercle.

Type biologique
Vivace (hémicryptophytes érigé).

Classification
Règne : Plantae
Embranchement : Spermatophyta (Angiospermae)
Classe : Dicotyledones
Famille : Rutaceae
Genre : Galium.

Gaillet à feuilles d’asperge description complète

Galium corrudifolium Villars

Plante : vivace de 10 à 50 cm vert mat en général ou peu luisant noircissant en séchant ou en herbier.
Pilosité : glabre ou pubérulente mais non ciliée à la base (nombreuses papilles critère distinctif).
Tiges : ascendantes redressées en arc raides quadrangulaires non renflées aux neuds.
Feuilles : verticillées par 6 à 8 étroitement linéaires en alêne mucronées à nervure dorsale très large et déprimée.
Inforescence : panicule étroite oblongue à la fin unilatérale et à rameaux dressés.
Pédicelles : dressés courts à peine plus longs que le fruit.
Fleurs : blanchâtres petites (3 mm).
Corolle : à lobes apiculés.
Fruit : jaunes puis noirs glabres

Autre synonymie : Galium virens Arv.-Touv. Galium simplex Arv.-Touv. Galium pallidulum Jord. Galium mollugo var. pallidulum (Jord.) Briq. & Cavill. Galium ericoides Arv.-Touv. Galium adriaticum Ronniger Galium lucidum subsp. corrudifolium O.Bolos & Vigo Galium mollugo subsp. corrudifolium (Vill.) Rouy Galium lucidum subsp. corrudifolium (Vill.) Bonnier

Gaillet des rochers (Galium saxosum)

est plutôt un gaillet des éboulis mouvants et sur calcaire. Endémique du sud-est alpin il est de plus localisé (Dévoluy Mounier Ventoux). Il se reconnaît à ses colonies lâches sortant des éboulis ses feuilles presque charnues et ses fruits lisses de plus de 25 mm (!) c’est-à-dire un peu gros pour un gaillet..

Étymologie du nom

L’épithète saxosum réfère à la pierre ou bien au rocher tout comme saxatile (un autre gaillet) et se trouve assez mal venu dans la mesure où un gaillet très proche Galium tendae pousse lui vraiment dans le rocher (et les fissures) tandis que Galium saxosum ne pousse jamais dans les rochers mais dans les éboulis calcaires mouvants.

Description

Caractères distinctifs
Galium saxosum est une plante caractéristique des éboulis mouvants et il ne pousse nulle part ailleurs. Il est en outre endémique du sud-est de la France. On le trouve uniquement dans les zones d’importants éboulis calcaires.
Il se reconnaît de prime abord à sa manière de croître diverses pousses semblant sortir de la pierraille ici ou là. Ensuite les feuilles sont épaisses sans être ni coriaces ni véritablement charnues ET le mucron qui les termine est très court bien plus court que large en outre sans reflet nacré en fait réduit à une callosité.
Galium saxosum a une fleur blanche (ni rose ni jaunâtre)..

Milieu principal
éboulis.

Statut protection
PROTECTION NATIONALE : livre rouge des espèces menacées espèces prioritaires.

Écologie
Graviers et éboulis mouvants sur calcaire. Comme d’autres plantes des éboulis les tiges sont cassantes et facilement brisées par les éboulements mais repoussent d’autant mieux depuis la souche profonde.

Étage altitude
Montagne mais l’altitude en elle-même en compte guère du moment que le milieu est présent.

Répartition
Endémique du sud-est de la France.

Floraison
Été : juillet et août.

Description
Taille 3 à 12 cm. Fleur blanche. Port en colonies lâches émergeant des éboulis.

Type biologique
Vivace.

Gaillet des rochers description complète

Galium saxosum (Chaix) Breistroffer 1948

Plante : vivace de 3 à 12 cm en colonies lâches.
Tiges : sortant des pierres depuis une souche enfouie en profondeur très lisses fragiles à entrenœuds supérieurs allongés.
Feuilles : verticllées par 5 ou 6 un peu charnues lisses oblongues à nervures dorsales peu apparentes et pointe hyaline réduite à une callosité les supérieures plus courtes.
Inflorescence : fleurs peu nombreuses en panicule lâche chaque verticille pouvant apparaître compact.
Fleurs : blanches assez grandes (4 mm).
Corolle : pétales larges de 4 mm environ à lobes elliptiques.
Fruits : glabres et lisses de 3 mm environ et dépassant toujours 25 mm

Autre synonymie : Galium megalospermum sensu Villars 1787 Galium villarsii Briq.

Écologie Bonsai Plante Carnivore Orchidée Palmier Plantes Sauvages Comestibles Ail
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