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Fumeterre (Fumaria)

Fumeterre

Fumeterre grimpante (Fumaria capreolata)

La Fumeterre grimpante est comme les autres fumeterres une compagne des promenades dans les champs et villages aux premières fleurs sans être précoce cependant. Par sa taille et sa couleur blanc et rouge sombre elle est une des plus faciles à repérer et à identifier.

Fumeterre grimpante

Étymologie du nom

du latin fumus « fumée » plantes ayant l’amertume de la fumée d’après Coste. D’après Fournier du latin fumus « terre » nom de ces plantes dans les glossaires du Moyen Age de l’italien fumaria ou traduction du grec kapnos allusion à la couleur des feuilles ou à l’odeur de la plante ou à son pouvoir lacrymogène analogue à celui de la fumée. Cette dernière étymologie semble la plus plausible si ce n’est que le latin fumus est sans origine connue et qu’il signifie bien « fumée » et non pas « terre ». Le nom français fumeterre attesté en 1350 est emprunté au latin médiéval fumus terrae littéralement « fumée de la terre » en raison du caractère irritant pour les yeux du jus de la plante d’après O de Serres (16e siècle considéré comme le père de l’agronomie française). Quant à l’éptithète capreolata il vient du latin capreolus « vrille de la vigne » à cause du caractère enchevêtré vrillé

Description

Caractères distinctifs
La Fumeterre grimpante fait partie des quelques fumeterres à grandes fleurs dépassant largement le centimètre en outre à ailes des pétales étroites et n’atteignant pas leur sommet (et non pas larges et atteignant leur sommet).

Ensuite ses fleurs bicolores suffisent à le reconnaître. Pour des formes à blanc teinté de rose le fait que les pédicelles fructifères soient recourbés est un critère supplementaire.

Milieu principal
Haies et talus.

Statut protection
Aucune protection.

Écologie
Haies talus murs cultures fossés.

Étage altitude
Plaines et collines jusqu’à 400 mètres environ.

Répartition
Euryméditerranéen : Sud Ouest et Centre élargi Europe centrale et méridionale Asie occidentale Afrique septentrionale.

Floraison
Printemps tardif d’avril à juin.

Description
Taille 30 cm à 1 mètre. Fleur blac et rouge sombre. Port étalé grimpant ou retombant en un faux buisson (quand il n’a pas de support).

Type biologique
Annuel.

Classification
Règne : Plantae
Embranchement : Spermatophyta (Angiospermae)
Classe : Dicotyledones
Famille : Papaveraceae
Genre : Fumaria.

Description de Coste (tome 1 taxon n° 144)

Fumaria capreolata Linné

Plante : d’un vert clair ou un peu glauque grimpante
Feuilles : bipennatiséquées à segments obovales en coin incisés lobés plans
Bractées : lancéolées linéaires égalant presque les pédicelles
Fleurs : blanchâtres ou rougeâtres grandes (8 à 12 mm de long) en grappes lâches
Sépales : ovales aigus un peu plus larges que la corolle et dépassant la moitié de sa longueur
Pédicelles fructifères : recourbés en arc
Fruit : silicule moyenne lisse sphérique obtuse non apiculée

Autre synonymie : aucune.

Fumeterre de gaillardot (Fumaria gaillardotii)

Le Fumeterre de Gaillardot est une espèce correspondant à certaines Fumaria agraria et parfois différenciée de Fumaria barnolae. Les pédoncules fructifères sont censés être épaissis et droits chez Fumaria gaillardotii minces et courbes chez Fumaria barnolae ; mais comme le montrent les photos toutes les combinaisons existent.

Étymologie du nom

L’épithète gaillardotii est donné en hommage à Gaillardot botaniste français du 19e siècle connu pour ses prospections orientales et sa flore de la Syrie.

Description

Caractères distinctifs
Fumaria gaillardotii se reconnaît à ses grandes fleurs de la taille de celles de Fumaria capreolata. À sa différence les fleurs ne sont pas blanches mais roses. Ensuite le sépale est fortement denté voire lacinié et sur la plupart des fleurs (mais pas toutes) deux dents sont nettement orientées vers l’arrière.
Les critères de distinction liés au pédicelle du fruit ne semblent pas fonctionner en France (à noter qu’il s’agit uniquement des fruits à pédicelles développés donc situés à la base des grappes). Chez le « vrai » Fumaria gaillordotii les pédicelles sont censés être épais et droits un peu courts. Quand les pédicelles sont minces courbes (très légèrement) et assez longs on aurait affaire à Fumaria barnolae. Problème on trouve comme sur les photos des pédicelles épais et courbes et d’autres fins et droits. Le groupe reste donc à étudier.

Milieu principal
champs et vignes.

Statut protection
Aucune protection.

Écologie
Vignes et champs cultivés talus décombres chemins.

Étage altitude
Plaine et collines jusqu’à 600 m.

Répartition
Sténoméditerranéen : Provence Languedoc Roussillon. Europe méridionale.

Floraison
Printemps précoce : mars à mai.

Description
Taille 10 cm à 1 m. Fleur rose à bout pourpre foncé. Port étalé.

Type biologique
Annuel.

Fumeterre de Gaillardot description complète

Fumaria gaillardotii Boissier 1867

Plante : de 10 cm à 1 mètre selon sol et croissance un peu glauque ou verte.
Pilosité : glabre.
Feuilles : bi à tripennatiséquées à segments oblongs lancéolés plans.
Inflorescences : grappes lâches.
Bractées : lancéolées égalant à peine ou dépassant les pédicelles.
Fleurs : roses à bout pourpre foncé (presque noir) grandes de 11 à 16 mm de long.
Calice : sépales ovales lancéolés aigus atteignant le quart de la corolle à peu près aussi larges qu’elle laciniés avec en général deux dents basales orientées vers l’arrière.
Pédicelles : dressés ou ascendants en principe minces et légèrement courbes.
Fruit : akènes de la base des grappes atteignant au moins 25 mm de diamètre à maturité nettement tuberculeux après dessication (regardés à la loupe x10)

Autre synonymie : Fumaria agraria subsp. gaillardotii (Boiss.) Maire Fumaria agraria auct.. Inclus : Fumaria barnolae Sennen et Pau Fumaria belle P.D. Sell. Faux synonymes d’après Euro+Med : "Fumaria agraria" sec. BOISSIER Ed. – Flora Orientalis. H. Georg Genève Bâle & Lyon 1867-1884. 1: [i]-xxxiv [1]-1017. 1867 (avril-juin); 2: [iii] [1]-1159. 1872 (déc.) ou 1873 (janv.); 3: [iii] [1]-1033. 1875 (sept.-oct.); 4/1: [1]-280. 1875 (sept.-oct.) 4/2: [iii] 281-1276. 1879 (avril-mai) 5/1: [1]-428. 1882 (juil.); 5/2: [iii] [429]-868. 1884 (avril). "Fumaria agraria" sec. POTTIER-ALAPETITE G. – 13. – Flore de la Tunisie. Angiospermes Dicotylédones. Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et Ministère de l’Agriculture Tunis 1979-1981. 1: [I]-XIX [i] 1-[654]. 1979; 2: [I]-XIV [ii] 655-1190. 1981. "Fumaria major" sec. HALÁCSY E. DE – Conspectus florae graecae. G. Engelmann Lipsiae 1900-1904. 1/1: [1]-224. 1900 (fév.); 1/2: 225-576. 1900 (oct.); 1/3: 577-825. 1901 (oct.); 2/1: [1]-256. 1902 (mars-avril); 2/2: 257-612. 1902 (oct.-nov.); 3/1: [1]-320. 1904 (mars); 3/2: 321-519 [I]-XXV. 1904 (oct.-nov.).

Fumeterre à petites fleurs (Fumaria parviflora)

La Fumeterre à petites fleurs est une plante fréquente mais discrète sur les tas de terre rapportée (chantiers) en bordure de champ et de chemin partout où la terre est meuble. On le reconnaît à ses petites fleurs (moins de 7 mm) et ses sépales minuscules les corolles étant blanches dès le départ (elles peuvent rosir par la suite).

Fumeterre à petites fleurs

Étymologie du nom

L’épithète parviflora « à petites fleurs » est bien choisi si on ajoute la couleur blanche deux critères suffisants pour caractériser cette fumeterre

Description

Caractères distinctifs
Fumaria parviflora a des pédicelles fructifères droits et des fleurs de moins de 7 mm en général plutôt 3 à 5 mm.
Fumaria parviflora a des sépales bien plus petits que la largeur de la fleur et des fleurs blanches au début de la floraison pouvant rosir nettement par la suite (à la différence de Fumaria vaillantii dont les fleurs sont roses dès le départ)..

Milieu principal
lieux cultivés et incultes.

Statut protection
Aucune protection.

Écologie
Lieux cultivés murs talus tas de terre chantiers partout où la terre est meuble.

Étage altitude
.

Répartition
Euryméditerranéen : France. Europe excepté l’extrême Nord Asie occidentale Inde Afrique septentrionale Mexique.

Floraison
Surtout printemps précoce de février à mai jusqu’en novembre.

Description
Taille 5 à 30 cm. Fleur blanche pouvant rosir. Port emmêlé.

Type biologique
Annuel.

Fumeterre à petites fleurs description complète

Fumaria parviflora Lamarck 1788

Plante : glauque très rameuse et diffuse de 5 à 30 cm.
Feuilles : bi à tripennatiséquées à segments étroitement linéaires ou presque capillaires canaliculés.
Bractées : égalant les pédicelles fructifères.
Inflorecences : grappes courtes et assez lâches.
Fleurs : blanchâtres ou rosées petites (3 à 6 mm).
Calice : sépales petits ovales aigus un peu plus larges que le pédicelle plus étroits et 5 à 6 fois plus courts que la corolle.
Fruit : akène mûr globuleux un peu atténué vers le sommet en pointe obtuse finement chagriné

Autre synonymie : Fumaria asepala Boiss. Fumaria tenuisecta Syme Fumaria tenuifolia P. Gaertn. B.Mey. & Scherb. Fumaria sicula Pison Fumaria parviflora var. glauca (Jord.) Rouy & Foucaud Fumaria parviflora subsp. microsepala Cadevall Fumaria parviflora subsp. leucantha (Viv.) Bonnier Fumaria minima Pugsley Fumaria leucantha Viv. Fumaria glauca Jord. Fumaria diffusa Moench Fumaria asepala (Boiss.) A.K.Jacks. & Turrill Fumaria vaillantii subsp. parviflora (Lam.) Corb.

Fumeterre officinale (Fumaria officinalis)

La Fumeterre officinale est une espèce commune qu’il est important de bien se mettre dans l’œil car alors elle sert de référence pour identifier d’autres espèces pas toujours faciles. On notera sur les photos qu’elle est assez variable en couleur et en densité de fleurs sans aller au-delà des variations montrées ici .

Fumeterre officinale

Étymologie du nom

liée au pouvoir lacrymogène de ces plantes ; voir étymologie du mot fumeterre et du latin fumaria. L’épithète officinalis réfère à des usages médicinaux

Description

Caractères distinctifs
Fleurs d’environ 1 cm ni nettement plus grandes ni bien plus petites et sépales égalant le tiers de la corolle (et non pas 5 à 10 fois plus petits).

On le dsitingue ensuite de F. densiflora (=micrantha) par le fait que ses sépales sont plus ou moins lancéolés (mais en aucun cas presque orbiculaires) et plus étroits ou à peu près aussi larges que la corolle (et non pas nettement plus larges).

De plus d’allure F officinalis a toujours un aspect aéré alors que F. densiflora a une inflorescence formée de têtes compactes qui de loin font comme des « pâtés ».

Milieu principal
Cultures.

Statut protection
Aucune protection.

Écologie
Tous lieux où la présence de l’homme est forte.

Étage altitude
De la mer à la montagne jusqu’à l’étage montagnard vers 1800 m.

Répartition
Devenu subcosmopolite : France Europe Asie Afrique.

Floraison
Presque toute l’année surtout en avril et septembre moins l’été et peu l’hiver sauf en méditerranée.

Description
Taille 20 à 50 cm. Fleur pourpre de taille moyenne pour une fumeterre. Port dressé souvent en petit buisson plus ou moins étalé ou diffus dans la végétation.

Type biologique
Annuel comme tous les Fumaria.

Classification
Règne : Plantae
Embranchement : Spermatophyta (Angiospermae)
Classe : Dicotyledones
Famille : Papaveraceae
Genre : Fumaria.

Description de Coste (tome 1 taxon n° 147)

Fumaria officinalis L. – Fumeterre officinale

Plante : polymorphe verte ou glauque dressée ou diffuse rarement grimpante.
Feuilles : bi à tripennatiséquées à segments étroits oblongs linéaires plans.
Bractées : plus courtes que les pédicelles.
Fleurs : purpurines ou rosées médiocres (6 à 8 mm) en grappes assez lâches ou denses.
Sépales : ovales lancéolés plus larges que le pédicelle plus étroits que la corolle égalant environ le tiers de sa longueur.
Fruit : silicule mûre un peu plus large que longue tronquée émarginée au sommet légèrement chagrinée sur le sec

Autre synonymie : Fumaria prehensilis Kit.

Fumeterre à fleurs serrées (Fumaria densiflora)

La Fumeterre à fleurs serrées se reconnaît facilement à sa couleur rose clair ses fleurs serrées et surtout à son sépale de grande taille formant une sorte de bavette en dentelle sous la fleur. Assez rare on l atrouve sur les talus de décombres du sud. Elle est également présente au Nord et dans l’Ouest mais absente ailleurs.

Étymologie du nom

L’épithète densiflora parle de lui-même et il est bien choisi fait assez rare pour être souligné.

Description

Caractères distinctifs
Fumaria densiflora fait partie des fumeterres à fleurs de taille moyenne en principe de moins de 75 mm de longueur et en tout cas n’atteignant pas 85 mm mais dépassant les 6 mm. C’est-à-dire que la taille de ses fleurs est très voisine de celle de Fumaria officinalis dont il est pratique de se faire une référence visuelle.
Parmi ces fumeterres Fumaria densiflora se reconnaît très facilement à son sépale bien plus large que la corolle formant une bavette blanche ou légèrement rosée plus ou moins dentée évoquant une dentelle vue de loin (voir photos). De près le caractère denté est moins évident car très variable.
Le caractère dense de l’inflorescence est réel mais trompeur car Fumaria officilnalis est lui-même assez dense et Fumaria densiflora n’a pas toujours une grappe compacte car elle s’allonge au fur et à mesure de la floraison. Le caractère rose des fleurs n’est pas suffisant en général mais suffisant en particulier sur les populations qui ont cette couleur très spécifique pour une fumeterre. On ne peut pas se fier dessus pour le déterminer mais décider de s’approcher pour vérifier si on voit une telle couleur de loin..

Milieu principal
cultures.

Statut protection
Aucune protection.

Écologie
Décombres terre rapportée lieux cultivés.

Étage altitude
Plaine de 0 à 300 m.

Répartition
Euryméditerranén devenu subcosmopolite tout en restant peu fréquent ou du moins localisé : Sud Ouest Centre et Nord absent dans tout l’est. Europe centrale et méridionale Asie occidentale Inde Afrique Chili Nouvelle-Zélande.

Floraison
De février à juillet.

Description
Taille 10 à 50 cm pouvant s’étaler sur 1 à 2 m. Fleur rose. Port étalé dressé ou couché avec grappe redressée.

Type biologique
Annuel.

Fumeterre à fleurs serrées description complète

Fumaria densiflora De Candolle 1813

Plante : glaucescente dressée ou diffuse.
Pilosité : glabre.
Feuilles : bi à tripennatiséquées à segments étroits oblongs linéaires plans ou caniculés.
Bractées : égalant ou dépassant les pédicelles.
Inflorescence : grappes serrées souvent assez courtes.
Fleurs : rose clair ou purpurines de taille moyenne pour une fumeterre (moins de 75 mm).
Calice : sépales ovales orbiculaires bien plus larges que la corolle et égalant presque la moitié de sa longueur formant une bavette blanche sous la fleur.
Fruit : akène mûr subglobuleux à sommet très arrondi finement chagriné sur le sec

Autre synonymie : Fumaria officinalis subsp. micrantha (Lag.) Arcang. Fumaria obtusisepala Pugsley Fumaria micrantha var. parlatoreana Boiss. Fumaria micrantha var. littoralis (Dumort.) Rouy & Foucaud Fumaria micrantha Lag. Fumaria littoralis Dumort. Fumaria densiflora subsp. micrantha (Lag.) Maire & Weiller Fumaria calycina Bab. Fumaria officinalis subsp. densiflora (DC.) O.Schwarz

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